Infos Sécurité

Le « printemps arabe » a laissé des traces. La transaction vers une Tunisie différente et démocratique se présente plus difficile que prévue, politiquement, économiquement et socialement. Le chômage a augmenté, les prix ont flambé, l’espoir d’une vie meilleure est bien loin. Une situation comparable à tous ces pays d’Europe qui sombrent et manifestent.

Cependant la Tunisie reste un pays sécurisé. Les touristes ne sont jamais la cible lorsqu’ils respectent les règles de bon sens.

Le grand Sud tunisien
Subit de plein fouet le chômage et l’augmentation des prix des aliments de base, mais cela ne change en rien leur esprit d’accueil et leur nonchalance naturelle….

C’est la partie de la Tunisie la plus tranquille, avec une population on ne peut plus pacifique et accueillante… Ici, un étranger, quel qu’il soit, est toujours un invité qui doit être accueilli avec la plus grande considération, et un invité qu’on protège.

Le Sahara
On ne rentre pas dans le désert comme dans un moulin. Le Sahara a ses règles – naturelles – et ses lois – instaurées depuis de nombreuses années pour votre sécurité.

Les zones interdites au tourisme :

  • La pointe sud du Sahara (ou grand sud saharien). Il s’agit d’une zone militaire soumise à autorisations spéciales.
  • Les zones sahariennes frontalières avec la Libye et l’Algérie, avec une marge de 30 km en-deça de la frontière.

Infos aux voyageurs :
Toute une zone est autorisée en libre accès. Les zones plus lointaines sont soumises à autorisation et l’accompagnement par un guide saharien agréé :

Tout circuit dans le désert est réglementé. Une autorisation délivrée, et par les autorités touristiques, et par la Garde Nationale, est obligatoire. Elle comprend le circuit détaillé, le nom et pièce d’identité de chaque personne, participants comme accompagnateurs. Les autorisations ne sont délivrées qu’aux agences de voyages locales habilitées à organiser un circuit saharien.

Celles-ci ne sont données que si toutes les conditions de sécurité sont présentes. Si par éventualité un risque survenait pendant votre randonnée, vous seriez rapatriés hors désert. La Tunisie est très rigoureuse sur la sécurité des touristes.

A cela s’ajoute le fait que vous êtes accompagnés par des chameliers, des guides professionnels, qui connaissent le désert comme leur poche, qui sont capables de faire face à tout situation et qui jamais, humainement parlant, ne se permettraient de vous faire courir le moindre risque.

Sur le net vous trouverez à chaque coin de forum ou « site sauvage » des “guides” qui vous proposeront de vous emmener dans le désert, avec toutes les explications possibles qu’avec eux, c’est mieux et moins cher qu’avec une agence. Ils n’ont aucune autorisation et en cas de problème….. à vos risques et périls.

  • Les salafistes : Les salafistes sont une minorité dans le pays et en aucun ne représentent les Tunisiens.
  • Les enlèvements : La Tunisie n’est pas un pays à « enlèvements ».
    Le terrain n’est pas favorable.
    Le Sahara tunisien est un désert de sable, de dunes de plus en plus hautes au fur et à mesure que l’on s’y enfonce. Ce n’est donc pas un terrain où on circule facilement et encore moins où on se cache. Les seules zones qui seraient susceptibles d’être à risque sont interdites.

Les nomades de Tunisie sont des bergers pacifiques.
Seuls les nomades s’aventurent dans le désert. Ce sont des Bédouins bergers qui gardent leurs troupeaux. Même s’ils sont maintenant sédentarisés, l’esprit calme, serein et pacifique du Bédouin reste un trait marquant de leur personnalité.

Les zones de randonnées chamelières sont des zones surveillées.
Ces zones – et les autres – sont surveillées par la Garde Nationale et l’armée. Par les Bédouins aussi, qui sont toujours plus ou moins dans le désert, et particulièrement au printemps pendant la transhumance. Le téléphone portable passe partout.
Les zones de randonnées ne sont finalement pas si grandes à l’échelle du Sahara tunisien. Il n’y a pas besoin d’aller au fin fond du désert pour se sentir loin de tout, pour voir un ciel étoilé comme on n’en voit peu ailleurs et pour goûter à la vie nomade.